Le plan de l’Etat Major japonais est de prendre Midway, base américaine à mi-chemin du Pacifique, puis de débarquer à Pearl Harbor, ce qu’ils auraient pu faire six mois plus tôt.
Ce que les Japonais ne savent pas, c’est que leur plan est connu des Américains, qui ont réussi l’exploit de déchiffrer leur code secret.
Le commandant en chef américain, l’Amiral Chester Nimitz, peut préparer la défense de Midway. Il a moins de porte avions que Yamamoto, mais il les rassemble sur place, en embuscade.
L’amiral Yamamoto approche, à la tête de la plus grande escadre jamais réunie : 200 navires de guerre, et surtout une concentration inégalée de 8 porte-avions, transportant près de 600 avions. 5000 fusiliers marins japonais ont été embarqués, de même qu’un peintre pour immortaliser le fait d’armes : l’un des plus célèbres artistes de Montparnasse, rentré au Japon faire son devoir : Fujita.
Les Marines savent que l’attaque est pour le 7 juin 1942.
Les pilotes des porte-avions américains sont à peine sortis de l’Université. Ils posent pour les cameramen de John Ford et décollent pour attaquer la flotte japonaise.
A 5 heures du matin, John Ford, le grand metteur en scène mobilisé dans les services de la communication des armées, filme la première attaque japonaise qui ravage la base américaine. Une bombe japonaise explose trop près des cinéastes et blesse grièvement Ford, qui perdra un œil.
Les pilotes des porte-avions américains sont à peine sortis de l’Université. Ils posent pour les cameramen de John Ford et décollent pour attaquer la flotte japonaise. C’est l’escadrille Torpedo 8 qui va frapper la première.
Les canons antiaériens des porte avions japonais abattent les appareils américains les uns après les autres.
Puis, les porte avions japonais s’apprêtent à faire décoller leur deuxième vague d’attaque. Ils n’ont pas terminé les pleins d’essence et de bombes. C’est à ce moment précis, qu’une autre formation de bombardiers américains arrive au dessus de la flotte nippone. Un coup de chance inouï. Ils réussisent à couler quatre porte-avions avant que la 1ère vague d’assaut japonaise ne soit revenu sur leurs bases flottantes. Les pilotes, sans endroit pour se poser, finiront par s’échouer dans l’Océan.
Le porte avions américain Yorktown a été endommagé par les Japonais. Il pense ses plaies, compte ses morts et tente de revenir à sa base. Mais le lendemain matin, il est torpillé par le sous marin japonais I-168. Les Américains viennent de perdre un porte avions, mais les Japonais en ont perdu quatre.
Cette défaite japonaise, la première, ranime le moral des Alliés. « On a repris confiance » dit Churchill.
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D’après "Apocalypse, la deuxième guerre mondiale", une production CC&C