Après le repli de ses armées, l’objectif d’Hitler n’est plus Moscou mais le sud de la Russie. Il a conçu un vaste mouvement de tenaille, qui se refermera sur le pétrole du Caucase et celui du Moyen Orient avec Rommel, qui lui continue à avancer en Egypte.
Le général von Kleist dit : « Devant moi, pas d’ennemis, derrière moi, pas de réserves. »
L’autre objectif, c’est Stalingrad, la ville de Staline, et ses usines ou sont fabriqués notamment les redoutables chars soviétiques : les T34. Hitler déclenche les deux offensives en même temps, malgré l’inquiètude de son état-major. Hitler divise ses forces, comme pour Moscou, l’année précédente.
Une partie de la Wehrmacht s’enfonce donc dans les steppes. Le général von Kleist dit : « Devant moi, pas d’ennemis, derrière moi, pas de réserves. » Ils atteignent les monts du Caucase. Ils marchent vers les confins de l’Iran, où transite depuis peu le matériel américain en direction de l’URSS. Ils n’y parviendront jamais.
Pendant ce temps, le reste des forces allemandes, la Sixième armée du général Paulus, avance vers Stalingrad.
D’après "Apocalypse, la deuxième guerre mondiale", une production CC&C
Témoignage : Hitler prend ses désirs pour la réalité
Hitler refuse d’attendre. Dans sa directive n 45 du 23 juillet 1942, il ordonne de tout faire en même temps, à la fois prendre Stalingrad et foncer vers le Caucase, tout de suite. Cette décision est violemment critiquée par l’état major comme le rappelle l’ancien chef de bureau des opérations, le général comte von Kielmansegg :
« Hitler il a pensé, comme très souvent parce que c’était sa nature….de prendre les désirs pour des réalités, de voir (ce) qu’il veut voir, (ce) qu’il voulait voir. Et il dit : « l’ennemi est battu et ça me donne la possibilité d’avancer en direction du Caucase ». Et il a décidé, je crois (que) c’était le 23 juillet, et moi-même dans ce temps j’ai nommé cette décision, (la) décision de tirer avec un fusil contre cinq oiseaux ».
Extrait de la série "Les Grandes Batailles" - "La bataille de Stalingrad"