01/05/1942

Les Français libres

// Vidéo Les Français libres

De Gaulle, à Londres, incarne la résistance. Il dispose maintenant d’une petite armée en Afrique, qui se bat aux côtés des Britanniques. On les appelle les Français libres. Condamnés par le régime de Vichy, certains se battent depuis le 18 juin 40.

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Vidéo

Grandes Batailles : Beauté du désert

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En France les attentats contre l’occupant se multiplient, surtout depuis que les communistes ont rejoint la lutte, après l’attaque contre l’Union soviétique.
En représaille à ce qu’ils considérent comme des "actes terroristes", les Allemands procèdent à des exécutions d’otages destinées à effrayer et à couper les résistants du soutien des populations.
De Gaulle, à Londres, incarne la résistance française. Il dispose maintenant d’une petite armée en Afrique, qui se bat aux côtés des Britanniques. On les appelle les Français libres. Condamnés par le régime de Vichy, certains se battent depuis le 18 juin 40.
De Gaulle, à Londres, incarne la résistance. Il dispose maintenant d’une petite armée en Afrique, qui se bat aux côtés des Britanniques. Le plus célèbre d’entre eux, c’est le général Leclerc, de son vrai nom Philippe de Hautecloque qui avait pris ce pseudonyme, pour protéger sa famille restée en France. Promu général par de Gaulle, il bricole un vague képi, avec deux étoiles récupérée sur un Italien, après le combat victorieux de Koufra, en Lybie. Ce jour-là Leclerc dit à ses hommes : « Jurez de ne déposer les armes que lorsque notre drapeau flottera à nouveau sur la cathédrale de Strasbourg. »
A Bir Hakeim, du 26 mai au 11 juin 1942, dans le désert de Libye, d’autres Français libres sous le commandement du général Kœnig arrêtent l’offensive allemande de l’Afrika Korps de Rommel, le « renard du désert ».

D’après "Apocalypse, la deuxième guerre mondiale", une production CC&C

Témoignage : Le Général J. Simon raconte Bir Hakeim
{{général J.Simon}} : « Rommel a d’abord attaqué Ouest Est pour faire diversion. Ensuite, il a amorcé autour de Bir Hakeim un vaste mouvement d’encerclement au cours duquel il a d’abord bousculé deux brigades anglaises, puis il est remonté plein Nord pour s’en prendre au gros des forces britanniques, les divisions blindées britanniques ; ensuite il a fait plein Ouest et a détruit au passage encore une brigade anglaise à ? et il est revenu par ici. A ce moment là nous étions complètement encerclés ». {{{- « Comment se présentait cette position de Bir Hakeim ? »}}} - {{général J.Simon}} : « Cette position de Bir Hakeim était un quadrilatère de 17 km de côtés ; au Sud un fort, un vieux fort turc que nous voyons ici et tout autour des mines très nombreuses, nous en avions posé plus de 50 000. » […] {{{Au bout de deux heures, 32 chars italiens brûlent devant les positions.}}} - {{général J.Simon}} : « Le général Koenig nous avait interdit de tirer avant 400m et nous avions mis des repères sur le terrain qui nous permettaient de savoir exactement la distance. Quand le premier échelon des chars italiens est arrivé – c’étaient des M13- il est arrivé à 400 mètres nous avons ouvert le feu, et 18 de ces chars sont pénétrés dans le champ…sont arrivés jusqu’au champ de mines ont d’ailleurs sauté sur les mines et nous les avons achevés à coup de 75. C’était absolument intense comme bagarre, parce qu’on voyait les équipages des chars sauter des chars en flammes ; certains d’entre eux se roulaient par terre parce que leurs vêtements étaient en feu et les légionnaires attaquaient les chars à la grenade et balançaient des grenades un peu partout. Nous avons eu progressivement une impression totale d’étouffement et d’encerclement plus particulièrement à partir du 8 juin. A partir du 8 juin il a décidé vraiment d’en terminer et les 8,9 et 10 juin des attaques massives se sont prononcées en direction du Nord Ouest ». {{{- « Comment est ce que finalement le général Koenig a sorti d’affaires sa garnison ? »}}} - {{général J.Simon}} : « Et bien le général König nous a fait sortir dans la nuit du 10 au 11 juin par une direction qui a surpris tout le monde et plus particulièrement l’ennemi. » Extrait de la série "Les Grandes Batailles" - "La bataille du désert"

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